Coordination Hospitalière des Prélèvements d’Organes et de Tissus

Le service de coordination hospitalière oeuvre autour d’une mission essentielle : accompagner et organiser la prise en charge des donneurs potentiels en vue d’un prélèvement d’organes et/ou de tissus dans le respect des règles éthiques, médicales.

Coordination Hospitalière des Prélèvements d’Organes et de Tissus

Le service de coordination hospitalière est composé de six infirmiers et d’un médecin chef de service. Ils sont mobilisés 24h/24h autour d’une mission essentielle : accompagner et organiser la prise en charge des donneurs potentiels en vue d’un prélèvement d’organes et/ou de tissus dans le respect des règles éthiques, médicales.

Au-delà de cette activité, notre équipe joue également un rôle majeur dans :

    • l’information et la sensibilisation au don d’organes et de tissus des professionnels de santé et du grand public
    • l’accompagnement et le soutien des familles dans des moments particulièrement difficiles
    • la collaboration avec les équipes médicales et soignantes afin de garantir une prise en charge respectueuse, éthique et humaine

Notre engagement repose sur des valeurs d’écoute, de bienveillance et de respect des volontés de chacun.

Pour toute information complémentaire, notre équipe se tient à votre disposition : 03 29 68 70 38 ou prelevements.organes@ch-ed.fr

Pour plus d’information, consultez le site de l’Agende de la biomédecine – Du don à la vie

La FAQ

Comment se déroule la chaîne du don d’organes à la greffe ?

La chaîne du don d’organes à la greffe repose sur une succession d’étapes médicales et humaines étroitement coordonnées, depuis l’identification d’un donneur potentiel jusqu’à la greffe chez un patient receveur.

Elle débute à l’hôpital, avec l’intervention des équipes de coordination hospitalière du prélèvement. Les infirmiers et médecins coordinateurs accompagnent les proches, vérifient l’absence d’opposition au don et organisent l’ensemble du processus de prélèvement dans le respect de la personne décédée et de ses proches.

Les organes prélevés sont ensuite proposés à des patients inscrits sur la liste nationale d’attente pour une greffe. Leur attribution repose sur des règles médicales définies au niveau national, prenant notamment en compte l’urgence, la compatibilité et la situation clinique des patients. L’Agence de la biomédecine veille à l’application de ces règles afin d’assurer l’équité et la sécurité du dispositif.

La chaîne du don d’organes se poursuit dans les centres de greffe, où les équipes médicales et chirurgicales procèdent à la transplantation. Cette intervention constitue l’aboutissement du parcours du don et permet à des patients atteints de maladies graves de retrouver une meilleure qualité de vie, voire de survivre.

La carte de donneur d’organes est-elle utile ?

En France, la loi indique que nous sommes tous présumés donneurs d’organes et de tissus. Il n’est donc pas nécessaire d’avoir une carte de donneur. Depuis l’année 2018, l’Agence de la biomédecine a choisi de ne plus diffuser cette carte qui pouvait induire en erreur certaines personnes.

Au moment du décès, avant d’envisager un prélèvement d’organes et de tissus, l’équipe médicale demandera la consultation du registre national des refus pour savoir si le défunt y est inscrit.

Si ce n’est pas le cas, il sera vérifié auprès des proches si le défunt n’a pas fait valoir de son vivant son opposition à l’écrit ou à l’oral. Dans le cas d’une expression orale, l’équipe médicale demandera aux proches d’en préciser les circonstances et de signer la retranscription qui en sera faite à l’écrit.

Quelle est la loi sur le don d’organes ?

En France, le don d’organes et de tissus est régi par les lois de bioéthique. Les trois grands principes sont le consentement présumé, la gratuité du don et l’anonymat entre le donneur et le receveur.

  • Principe du « consentement présumé » : en France, la loi indique que nous sommes tous donneurs d’organes et de tissus, sauf si nous avons exprimé de notre vivant notre refus de donner (soit en informant ses proches, soit en s’inscrivant sur le registre national des refus).
  • Gratuité : le don d’organes est un acte de générosité et de solidarité entièrement gratuit. La loi interdit toute rémunération en contrepartie de ce don.
  • Anonymat : le nom du donneur ne peut être communiqué au receveur, et réciproquement. La famille du donneur peut cependant être informée des organes et tissus prélevés ainsi que du résultat des greffes, si elle en fait la demande.

À quoi ça sert de dire à mes proches si je suis pour le don d’organes ?

En France, la loi indique que nous sommes tous donneurs d’organes et de tissus. Vous êtes donc présumé donneur.

Cependant, il est important d’échanger avec vos proches sur les souhaits de chacun. Si vous n’êtes pas inscrit sur le registre national des refus, c’est vers eux que les équipes médicales se tourneront au moment du décès pour s’assurer que vous n’aviez pas, de votre vivant, exprimé une opposition au don d’organes et de tissus.

Quelle est la position des confessions religieuses ?

Les représentants des grandes religions monothéistes – christianisme, judaïsme et islam – se sont prononcés en faveur du don d’organes et de tissus après la mort. Selon eux, la vie humaine est primordiale.

Le don d’organes après la mort permettant de sauver des vies, il surmonte ainsi un certain nombre d’interdits tels que l’obligation de l’inhumation du corps entier dans certaines religions.

Y a-t-il une limite d’âge pour donner ses organes ?

Jeune ou âgé, malade ou en bonne santé, il n’existe pas de contre-indication de principe au don d’organes et de tissus.

Aujourd’hui, le prélèvement est possible à tous les âges.

En 2024, l’âge moyen des donneurs décédés prélevés était de 58 ans, un chiffre stable depuis 10 ans. 609 donneurs de plus de 66 ans ont été prélevés cette même année, 41 % des donneurs avaient entre 65 et 74 ans.

J’ai eu une maladie, est-ce que je peux quand même donner mes organes ?

Il n’existe pas de contre-indication de principe au don d’organes et de tissus, même si vous avez eu une maladie.

Les personnes jeunes, âgées, malades ou en bonne santé sont des donneuses potentielles.

En cas de décès, l’équipe médicale en charge du donneur sera seule juge et évaluera, au cas par cas, les organes et tissus pour s’assurer de la faisabilité du prélèvement.

Le prélèvement peut être envisagé même sur certains donneurs sous traitement médical ou qui ont des antécédents médicaux lourds.

A quoi sert la greffe de tissus ?

La greffe de tissus permet, par exemple, de sauver la vie des grands brûlés (greffe de peau), de redonner la vue aux personnes malvoyantes (greffe de cornée), de reconstruire une anatomie permettant au patient de marcher à nouveau (greffe d’os) ou de remplacer une prothèse d’aorte infectée (greffe d’artère).

En 2024, 7 165 personnes ont été greffées de la cornée, 173 malades ont reçu une greffe d’épiderme, 2 250 de greffes vasculaires.

Est-ce que je peux choisir quels organes je ne veux pas donner ?

Il est possible de ne donner que certains organes et tissus. Pour ce faire, vous pouvez inscrire, sur le registre national des refus, les organes et les tissus dont vous ne souhaitez pas être prélevé.

Il est également possible d’exprimer votre opposition au prélèvement de certains organes ou tissus par écrit sur un document que vous pouvez confier à l’un de vos proches, pour qu’il puisse en témoigner au moment de votre décès. En cas d’impossibilité d’écrire et de signer vous-même ce document, deux témoins pourront attester que le document rédigé par une tierce personne correspond bien à l’expression de votre souhait.

Enfin, vous pouvez communiquer cette information oralement à vos proches qui devront signer un document écrit retranscrivant les circonstances de cette expression. Ainsi, seuls les organes et tissus que vous souhaitez donner seront prélevés.

Je ne veux pas donner mes organes après ma mort, comment le faire savoir ?

Si vous ne souhaitez pas donner vos organes et tissus après votre décès, le principal moyen d’exprimer votre opposition est de vous inscrire sur le registre national des refus.

Vous pouvez également faire valoir votre refus de prélèvement par écrit et confier ce document daté et signé à un proche. En cas d’impossibilité d’écrire et de signer vous-même ce document, deux témoins pourront attester que le document rédigé par une tierce personne correspond bien à l’expression de votre souhait.

Enfin, vous pouvez communiquer oralement votre opposition à vos proches qui devront en attester auprès de l’équipe médicale. Une retranscription écrite des circonstances de l’expression de ce refus sera réalisée.

Au moment du décès, avant d’envisager un prélèvement d’organes et de tissus, les équipes médicales vérifieront systématiquement si la personne décédée a fait valoir de son vivant une opposition au prélèvement de ses organes et tissus. En premier lieu, l’équipe médicale demandera la consultation du registre national des refus pour savoir si le défunt y est inscrit.

Si ce n’est pas le cas, il sera vérifié auprès des proches si le défunt n’a pas fait valoir de son vivant son opposition à l’écrit ou à l’oral. Dans le cas d’une expression orale, l’équipe médicale demandera aux proches d’en préciser les circonstances et de signer la retranscription qui en sera faite par écrit. Il conviendra donc d’être le plus précis possible pour faciliter cette retranscription.

Qui peut donner un rein de son vivant ?

Une personne majeure vivante, volontaire et en bonne santé peut donner un rein dans les conditions définies par la loi.

Pour répondre aux attentes des patients et de leurs familles, et favoriser ce type de greffe, la loi de bioéthique du 7 juillet 2011 a élargi le cercle des donneurs vivants d’organes qui peuvent être le père ou la mère et, par dérogation, un fils ou une fille, un frère ou une sœur du receveur, son conjoint, ses grands-parents, oncles ou tantes, cousins germains et cousines germaines, ainsi que le conjoint du père et de la mère.

Le donneur peut également être toute personne apportant la preuve d’une vie commune d’au moins deux ans avec le receveur, ainsi que toute personne pouvant apporter la preuve d’un lien affectif étroit et stable depuis au moins deux ans avec le receveur.

En cas d’incompatibilité entre donneur et receveur (groupe sanguin, système immunitaire, etc.), la loi de bioéthique de 2021 autorise le don croisé de rein en France ce qui permet de trouver un receveur compatible sur tout le territoire. Renseignez-vous auprès des équipes de greffe rénale de votre CHU ou auprès de votre néphrologue.

Quels sont les avantages pour le donneur et le receveur ?

Les trois principaux avantages pour le donneur et le receveur sont : un accès à la greffe dans des délais plus courts, diminuer le temps de dialyse et un rein qui, en principe, fonctionne mieux et plus longtemps.

Il faut souvent attendre plusieurs années avant de pouvoir être greffé d’un rein provenant d’un donneur décédé. Pour certains malades, du fait de la rareté de leur groupe sanguin ou de la présence d’anticorps (en raison de transfusions, de grossesses ou de greffes antérieures), la greffe à partir de donneur vivant peut être la seule possibilité dans un délai raisonnable.

La dialyse est un traitement lourd. Les patients sont affaiblis et doivent souvent réduire ou cesser toute activité professionnelle. Le recours à un donneur vivant permet de raccourcir cette période de dialyse, voire de la supprimer. Lorsque le patient en insuffisance rénale terminale est greffé avant de commencer une dialyse, on parle alors de greffe préemptive.

Lorsque le donneur est un frère ou une sœur parfaitement compatible (une chance sur quatre), cette excellente compatibilité permet d’alléger le traitement antirejet et d’espérer des résultats encore meilleurs à très long terme. De ce fait, le rein greffé retrouve très vite ses capacités d’épuration et il est rare que des séances de dialyse soient nécessaires juste après la greffe, le temps que le greffon retrouve un bon fonctionnement. Environ 3/4 des greffons prélevés sur donneur vivant sont encore fonctionnels 10 ans après la greffe.

Vous avez d’autres questions ? Consultez la FAQ Don d’organes : réponses à vos questions

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Renseignements et contacts

Secrétariat : 03 29 68 70 38

prelevements.organes@ch-ed.fr